--Mon coeur est transpercé d'un poignard à chacun de ses regards --Il paraît qu'on voit sa vie défiler devant ses yeux avant de mourir-Je la vois défiler devant moi depuis notre histoire--

--Mon coeur est transpercé d'un poignard à chacun de ses regards --Il paraît qu'on voit sa vie défiler devant ses yeux avant de mourir-Je la vois défiler devant moi depuis notre histoire--
Bonjour, bonsoir & bienvenue sur controlexmoi

Je crois que n'ai rien à dire sur le sujet de cette fiction. C'est toujours le même qui m'inspire. Les autres seront bel & bien présent dans cette histoire mais c'est toujours le même qui est le plus montré. Leurs chansons sont devenues indispensables dans ma vie, leurs phrases sont devenues cultes au fil du temps.
J'ai fait une nouvelle fiction, elle sera médiocre face à beaucoup d'autres. Je ferai tout mon possible pour m'améliorer au court de cette histoire. Je vais arrêter là, l'histoire de ma vie n'est pas importante.


Les demandes d'amis sont généralement acceptées si on se présente. Vous vous faites des amis en un claquement de doigt vous, sans savoir à qui vous vous adressez ? Non, et bien ici c'est la même chose.

Je lis les fictions qui m'attirent, qui me procure quelque chose, qui sont mieux que la mienne. Les pubs sont acceptées seulement sur cet article, au risque d'être suprimées, surprenez-moi dès le début... Pour qu'on vous prévienne d'un nouveau chapitre, il suffit de laisser un commentaire sur le dernier chapitre posté. J'aime beaucoup les commentaires constructifs, positifs ou non, laissez moi votre avis, j'accepte toute critique si c'est pour que ça m'aide à m'améliorer, vous pouvez tout dire.

Les textes et les montages sont exclusivement de moi. Les photos sont toutes prises sur le Net (le lien sera indiqué comme source si possible). Ne copiez pas mes lignes (je hais le plagiat !), prenez les photos si vous voulez mais elles seront toujours signées du nom de la fiction.



Leur talent est une source d'inspiration pour moi. Ma fiction ne vaut rien face à elles :

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06/02 : Préparation au bac blanc de Français & d'SVT. Chapitre 8 publié pendant les vacances :)


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# Posté le mardi 06 janvier 2009 08:58

Modifié le samedi 06 février 2010 17:40

C-H-A-P-I-T-R-E__U-N--- Quel mot ne comprend-tu pas dans "Je te déteste" ?- ... "Je t'aime".--

C-H-A-P-I-T-R-E__U-N--- Quel mot ne comprend-tu pas dans "Je te déteste" ?- ... "Je t'aime".--
Il me semble que le ciel a la même humeur que la mienne. Je crois qu'il a deviné mes intentions quand j'ai ouvert mes yeux au réveil, ce que mon coeur a cessé de faire depuis que mes yeux ont croisé les tiens.


Je crois que les nuages ont la même teinte que mon âme. J'ai l'impression qu'ils ont cette couleur depuis que mon coeur a cessé de battre, depuis le début de ce qui était "notre histoire". La mécanique qui fait marcher mon corps est devenue de plus en plus difficile à faire fonctionner.__ Un jour, m'expliqueras-tu ton secret ?


Il me semble que j'ai la même humeur que le ciel. Il était si gris, si sombre, si triste. Exactement comme je l'étais; si grise depuis que l'hiver s'est installé dans mes tripes, si sombre tellement je vis dans l'ombre de ton amour, si triste quand tes putins de rires font place au silence qui s'éternise.


L'amour du début était tel que j'en oublierai ma douleur qui me déchire le coeur depuis que tu contrôles mes erreurs. Il était si beau, si pur, si vrai que j'ignorais la réalité.


Avant, tes mots étaient un chant qui berçait mes nuits. Avant, ton rire était une mélodie dont j'étais ivre. Avant, tu me regardais avec un océan d'étoiles à chaque regard. Avant, c'était mieux que maintenant. Le paradis peu banal qu'on menait a été remplacé par l'enfer où mon coeur a été consumé.__ Tu es le maître des enfers, comme l'était Adès, tu m'as conduite sur la rivière.


Tu sais, avant me manque affreusement. Mais tu ne le sais pas non. Avant était la vie que je rêvais, avant était un bout de paradis que je n'aurais jamais quitté pour tout l'or du monde.__ L'or de tes baisers pouvait me faire quitter cet endroit.__ Parlons-en de tes baisers, comme je les adorais avant. Le goût de tes lèvres sucrées sur les miennes, une simple gourmandise qui n'était pas interdite, l'effleurement de ta bouche contre la mienne, ton piercing qui me faisait sourire.__Nos baisers valaient le paradis.


Te rappelles-tu de mon sourire en voyant tes rires ? Je me passe en boucle ton regard planté dans le mien, ton nez si parfait contre le mien, ton souffle pareil à la brise d'été qui atterrissait dans mon cou les jours d'hiver.


J'aimerais de tout mon coeur réduit en cendres revenir au temps d'avant, au temps où le "nous" comptait plus que maintenant, au temps où le "nous" avait plus d'importance que maintenant, au temps où le "nous" voulait dire "pour toujours".__ Avant est mort, maintenant est l'enfer, l'avenir est banni.


Avant était un rêve éveillé, maintenant un cauchemar depuis la fin de tes regards. Avant était le début de notre histoire, maintenant est la fin signée d'un coup de poignard. Avant n'est plus là, maintenant ne s'en ira pas.






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Regarde le ciel gris, mon esprit l'est aussi. A travers la fenêtre de ma chambre, j'admire le ciel prêt à verser des larmes, pour mon coeur déchiré de toutes parts. Le gris du ciel s'accorde au pull grisâtre dont je suis vêtue. Les manches trop longues cachent ma peau nue. Les larmes dévalant mon visage effacent un souvenir de la vie que j'ai vécue. Je ne dois pas pleurer, au risque de me noyer, d'être perdue.


Je tiens une lettre dans ma main froide. Depuis de longues minutes, je ne cesse de la tourner et retourner entre mes doigts, me demandant quand le ciel m'imitera.__Il ne va pas tarder.


Chacune de mes larmes effacent lentement un moment de ma vie à tes côtés. Chacune d'entre elles font si mal, me font vivre un enfer, dans lequel je vis déjà. Chacune d'entre elles sont si lourdes qu'elles tombent sur le sol aussi vite qu'une météorite après leur passage sur mon visage.__Il m'imite enfin.



Tu n'es pas là. Tu ne te doutes pas de ce que je vais faire. Tu n'es pas là. Tu ne penses pas à moi.




Lentement, je décolle mon regard du ciel pour aller vers le lit. Ma main tremble, telle une feuille jaunâtre tombant d'un chêne, tel mes larmes tombant une à une de mes yeux évacuant ma peine. Je dépose cette lettre sur ton oreiller, une larme tombant sur ton prénom, l'encre devient floue, mon écriture n'est plus aussi propre qu'au départ, la teinte de bleu a coulée sur l'enveloppe.__ Il a fait couler mes larmes, je fais de même avec son prénom.


Ma valise est toute faite, bouclée, attendant sagement que je la prenne, qu'on parte, qu'on s'en aille de cette chambre.__ Comme un automate, je fais dos à la lettre, comme un robot, je marche vers la porte, comme une femme, je pleure en prenant mon bagage. Je regarde une dernière fois la pièce avant de m'échapper, de laisser entrouverte la porte, pour lui faire croire que je l'attends, comme tous les soirs, depuis le début de notre histoire.


Je traverse le couloir sombre de cet hôtel, ma valise roulant derrière moi, essayant en vain de faire sécher mes pleurs, en essayant en vain d'oublier qu'il a détruit mon coeur. J'appuie sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Une vieille femme sort de sa chambre derrière moi sur la droite. Même si je suis dos à elle, je sais qu'elle me regarde, qu'elle entend mes larmes. Les portes s'ouvrent, j'entre à l'intérieur, la vieille dame a disparue.
Les portes se referment, j'aperçois la porte entrouverte, personne ne viendra y entrer.
__ La fin est la réalité bébé.


Je glisse mes mains sous mes yeux pour effacer les traces de mon chagrin.__Efface avec elles l'enfer qui me tient.__ Les trente secondes qu'il faut pour descendre me paraissent interminables. Les mois où j'étais à tes côtés sont impensables.__ L'avenir sans toi me semble invivable.


Le monde extérieur vient d'ouvrir ses portes, vient de sortir de mes pensées. Je sors de la cabine, les yeux encore rouges, encore fragiles, encore une fois dans cet état à cause de toi. Je me précipite à la réception, je pose la clé sur le comptoir.


- Je suis toujours dans ma chambre, dis-je en tendant un billet de cinquante euros au réceptionniste.
- Bien entendu, me répondit-il en prenant le pot-de-vin.
- Le taxi est arrivé ?
- Il attend devant l'hôtel mademoiselle.
- Très bien.


Je m'enfuis vers la sortie sans saluer l'employé. Il a fait une drôle de tête en me voyant, je l'avais bien vu mais ne dis rien. Aucune envie d'exposer ma vie à un inconnu.__ Il parait que c'est facile de se confier à un inconnu quelques fois.


Je monte dans le véhicule, l'homme à l'avant pose son regard sur moi par l'intermédiaire du rétroviseur.


- Quelle destination ?
- Berlin s'il vous plait.


Il hoche la tête et démarre. Je laisse le regard sur mes genoux, les larmes perlant une nouvelle fois, une fois de plus.


Quitte Munich pour toujours, quitte cette ville pour la capitale, quitte cette histoire plongée dans le noir, quitte-le lui, qui a brisé ton coeur, qui contrôle ton bonheur, tes erreurs, qui contrôle ton coeur.







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Quelles impressions pour ce premier chapitre ?
J'ignore pourquoi mais j'ai eu un mal fou à l'écrire, allez-donc savoir pourquoi...
Le second chapitre sera un peu plus long je pense.
Commentaires constructifs !







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# Posté le vendredi 09 janvier 2009 18:00

Modifié le samedi 03 octobre 2009 17:04

C-H-A-P-I-T-R-E__D-E-U-X--Je tiens ta lettre dans ma main froide...- --

C-H-A-P-I-T-R-E__D-E-U-X--Je tiens ta lettre dans ma main froide...- --
J'ai l'impression de mourir en voyant la route courir. Je me souviens encore de notre premier regard, comme on se souvient de sa première histoire.

C'est amusant, les arbres me semblent morts. Ils ont tellement l'air absents de ce monde, tellement tristes d'essayer de survivre au froid et à la tempête, si malheureux de n'être rien lorsque les périodes de grands froids se font terriblement sentir.__Ils essayent de copier les nuages qui eux m'imitent.

La pluie, quel beau phénomène de la nature. J'aime la pluie, je me sens moins seule à pleurer quand elle se présente. Les gouttes d'eau glissent sur les vitres.__ Comme pour mes larmes.__ Je suis leur chemin descendant vers l'enfer. __ Auquel je suis habituée.__ La pluie est tellement fine par moment que je me demande comment fait-elle pour ne pas mourir en atterrissant sur les carreaux.__ Il faudrait qu'elle m'apprenne à ne pas mourir.


Je me souviens encore de notre premier regard. Je me souviens encore de notre dernier baiser.


L'amour. Sentiment incontrôlable. Quand il vous touche, vous êtes enfermés dans un monde tellement beau et laid à la fois. Beau, mon monde l'était oui. Il était magnifique même je dirais. Un monde où tout était exceptionnel quand j'avais encore des ailes.

Je me sentais vivante et morte à la fois. Je vivais et mourrais en même temps. Je t'aimais et te haïssais simultanément.__Sentiments inverses, sens contraire, mon monde parfait.

Je ris encore quand je repense à une scène en voyant le ciel pleurer. Je ris et je pleure en même temps, oui vraiment, l'amour est quelque chose d'invraissemblable.__Une scène magnifique grâce à la pluie.
C'était au temps de "toi et moi" encore, au début d'un amour qu'on voulait qu'il dure toujours. J'étais dans la rue, marchant sans savoir où j'allais mais sachant que j'allais à ta rencontre.
__ Tous les chemins mènent à Rome, mon amour me menait à mon homme.__ En un clin d'oeil, en un claquement de doigt, sans que je m'en sois aperçue, une énorme averse s'était abattue sur la ville dans laquelle nous étions. J'étais trempée jusqu'aux os, j'étais gelée de la tête aux pieds. __ Mon coeur était enflammé.
Je ne savais pas d'où tu venais mais tu m'es apparu au bout de la rue. Tu m'as vue et tu as couru. Je me remémore encore tes paroles.


- Mon Dieu, qu'est-ce que tu fais dehors par un temps pareil ? Me demandas-tu.
- Regarde comme c'est joli la pluie, répondis-je.



Le regard vers le ciel, j'abaissai la tête et vis que tu me souriais. Tu me disais souvent que j'étais restée une enfant. Mais ton sourire était le fruit de mes gestes, ton regard le noyau de mon comportement, tes baisers le moteur de mon coeur.
On restait tous les deux sous cette pluie, tu devenais aussi trempé que moi mais peu importe, du moment que tu étais là. Tu enlevais ta veste pour la mettre au dessus de nous, un parapluie qui nous protégeait, une intimité refermée.__ Je pris un bout du tissu trempé, toi l'opposé, tu me pris la main, un contact que je n'oublierai jamais.__ La pluie s'était accentuée.

Tu marchais à mes côtés. Mon coeur palpitait. Qu'importe si on t'attendait me disais-tu, tu préférais me protéger. Mon coeur accélérait. On marchait vers l'hôtel pendant que les inconnus couraient en passant à nos côtés.
__ Nos rires s'étaient mêlés, notre amour brillait.

On arrivait devant l'hôtel, les nuages sombres s'étaient dédoublés. Je ne voulais briser notre lien, toi de même. On restait devant l'immeuble, sous la pluie.


- On est arrivé mademoiselle, murmuras-tu.
- Reste avec moi, te demandai-je.





Ton sourire chassait les nuages, pas ceux du ciel mais ceux de mon coeur.




Tu hochais la tête en signe d'approbation, et j'ai osé mon amour. Malgré la pluie, malgré nos corps trempés. Mes lèvres se sont déposées sur les tiennes. __ Ma gourmandise interdite.
Je lâchais ta veste, toi de même. L'eau glissait sur nos visages, sur nos lèvres qui se touchaient, qui se réclamaient lorsqu'elles se séparaient. Tes mains tenaient mes hanches, les miennes passaient derrière ton cou. Je me souviens que tu n'avais pas une de tes fidèles casquettes en ce jour de pluie, tu savais que je te dévorais du regard encore plus que d'habitude quand tu ne portais qu'un simple bandeau.
Je sentais une goutte de pluie se faufiler entre notre baiser, ce qui nous fit sourire. Je sentais que mon coeur était achevé quand mes lèvres touchaient les tiennes, ce qui me fis un peu plus mourir.


Les passants pressés ne firent pas attention à nous. Qu'importe. La pluie gelée tombait rapidement sur nous. Qu'importe. Tes baisers tuaient ce "nous".__ Qu'importe.



La pluie me fait revivre ce moment de bonheur, je meurs de nouveau en repensant que tu as tué mon coeur.






T_o_m






La nuit est tombée. J'aime la nuit, elle est si mystérieuse, si calme qu'elle me fait planer. Elle te ressemble, si calme mais si fragile à la fois.__ Je suis épuisé, vraiment, je n'en peux plus.
Bill s'est acharné comme un fou à chanter aujourd'hui. J'aimerai avoir son énergie combinée à la tienne. Tu es telle une pile électrique comme je te vois de bonne humeur. Bill est pareil que toi, plus sa bonne humeur est grande, plus si est agité et pénible.
__ Oui, tu es pénible dans ses moments là mais je t'aime comme tu es.

Enfin. Enfin, on peut renter. Enfin, je vais revoir ton beau visage. David a voulu nous tuer lors de ses interviews qui s'enchaînaient, ses séances photos qui me rendaient aveugle, ses heures sans voir tes yeux d'un gris hypnotisant.__ Je me rappellerai toujours de la première fois où nous nous sommes prouvés notre amour, comme on se souvient de son premier coup de foudre.__ Il porte ton prénom.

Je n'aime pas le moment que je passe dans le van. Je suis le seul qui soit à peu près éveillé à l'exception de Gustav qui admire le paysage de Munich, plus d'une dizaine de fois qu'on vient dans cette ville. J'admire la patience, le calme de Gustav. Tu as des traits de comportement communs avec lui. Calme, patiente. Calme pareille à la nuit, patiente en m'attendant chaque jour qui passe depuis le début de notre histoire.
Bill est perturbé, agité.



- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je sens que quelque chose va se passer,
me répond-t-il, et ça sera mauvais.
- T'es simplement fatigué, à force de bouger comme une puce,
lance Gustav, tu vas bien dormir ce soir et ça passera.
- Hum... peut-être oui, termine Bill.



Il détourne le regard vers l'extérieur, Gustav n'avait pas lâché le sien du paysage urbain. Georg dort, comme une marmotte. Le mauvais présage de Bill me fait poser des questions.__ A propos de toi mon ange.

La voiture s'arrête, Bill réveille notre bassiste qui sursaute légèrement, Gustav descend du véhicule, je fais de même. Je marche un peu plus vite que les autres à l'intérieur de l'hôtel.__J'en peux plus, mes yeux veulent capturer les tiens.__ J'attends les trois autres qui arrivent, imitant les zombies. Bill veut passer à la réception pour savoir le programme laissé par David quand nous étions absents et lui ici.


- Tenez Mr Kaulitz, lance le réceptionniste à mon frère.
- C'est quoi ? Demande Georg en baillant.
- La liste de ce qu'on va faire demain, répond Bill, je la lirai avant d'aller en studio.



Je suis Bill qui part vers les ascenseurs quand je vois que le réceptionniste me regarde bizarrement, voire méchamment. Les portes se referment, je le vois qu'il me montre une clé. Je ne fais pas attention. Bill me demande si, d'après moi, tu serais contente d'aller faire les boutiques avec lui dans deux jours. Je répond que oui, c'est votre activité préférée à tout les deux, votre moment à tous les deux que j'envie quelques fois. Non, envier n'est pas le mot, jaloux est plus approprié. Je suis jaloux. Pas de Bill, tu es comme une soeur pour lui, je suis jaloux du temps que vous passez tous les deux.__ Depuis combien de temps n'avons nous pas eu un moment rien que toi et moi ?

Le joyeux "diiing" de l'ascenseur me fait sortir de mes pensées. Bill s'en va dans sa chambre en me souhaitant une bonne nuit, Gustav et Georg me souhaitent la même chose en choeur. Je marche le long du couloir quand je vois la porte de notre chambre ouverte, la lumière allumée. Je souris en pensant à toi, tellement distraite.
Une vieille femme sort de sa chambre et me fixe. J'ai horreur de ses regards là, pourtant, je devrais être habitué depuis le temps que le groupe est connu mais non, les gens qui me fixent de cette façon m'énerve. En une fraction de seconde, mes yeux perdent sa vue, ils ne la voient plus.
__ Qu'importe.

Je pousse discrètement la porte de la chambre, voulant te surprendre. Mes yeux balayent la pièce mais ils ne te voient pas. Je referme la porte et pars vers la salle de bain où je pense te voir mais je ne retrouve pas ta silhouette. Je me dirige vers la fenêtre, il pleut toujours. Un sourire naît sur mon visage.__ La pluie nous appartient, j'aime ce souvenir bébé.

Je m'assois sur le lit me demandant où as-tu pu passer quand mon regard se dirige vers l'oreiller où une lettre est posée.__ L'orage arrive.

Je prends cette lettre et vois mon prénom d'écrit.__ Je reconnaiterai ton écriture, même aveugle. __ Je me demande pourquoi l'encre a coulé, as-tu écrit dehors sous la pluie ou as-tu pleuré mon amour ? J'ouvre délicatement, aperçois une lettre pliée en quatre. Je pose l'enveloppe sur le lit, me disant que ce papier m'explique ce que tu fais en ce moment. Malheureusement, la vérité est tout autre.__ Bill, tu avais raison, ton mauvais présage se réalise, sous forme d'adieu.






Die Welt soll schweigen,
und für immer einsam sein






Je tiens ta lettre dans ma main froide....


Te souviens-tu de notre premier regard ? Te souviens-tu de notre première danse ? De notre morceau de paradis qu'on s'était offert ? Te souviens-tu de combien fois m'as-tu dis "Je t'aime" ?


La dernière phrase était si longue, qu'elle continue de me brûler


Notre premier regard s'est perdu dans le gouffre sans fond qu'est mon âme. Tellement ton amour est distant, j'ai fini par devenir son ombre.__ Notre première danse est devenue un flash, mais tu en redemandais comme moi je t'aimais, la danse de nos baisers était une sorte de garantie pour que "nous" dure toujours. Notre histoire était belle Tom, je l'aimais comme une folle, je t'aime à en mourir, je vais crever à force de trop t'aimer.
Je regrette de ne plus avoir ce temps, l'époque où le "nous" était plus imposant que maintenant, l'époque où tes putins de sourires à mon égard n'était pas un sanglant coup de poignard. Où tes foutus gestes n'étaient pas si modestes, où chaque baisers valaient une journée ensoleillée.



Je la regarde, à chaque ligne, un sentiment meurt, il ne reste que l'obscurité


Regarde maintenant. Regarde à quel point tout cela est différent. Le temps où "nous" n'avait aucune signification sans "toi et moi" est devenu "toi puis moi", le temps où j'étais au paradis lorsque j'étais blottie dans tes bras, le temps où chaque regard durait infiniment, l'époque où "toi et moi" était plus fort que tout au monde, celui où je t'aimais toi.__ C'est fini, mon paradis se termine sous la pluie.


Une averse de toi, ne m'aide pas beaucoup plus


Regarde l'enfer dans lequel tu m'as entraînée, regarde à quel point mon coeur est brûlé, regarde ce qu'il me reste, nous reste Tom. Un vide considérable, voilà ce qu'il reste de notre amour. Il a été réduit en cendres comme tu le fais avec une cigarette, il a été incendié tel nos baisers avant maintenant, il est mort bébé.


Les vautours tracent des cercles au-dessus de notre secteur



Tu as tué notre amour, comme tu as tué mon coeur Tom Kaulitz Trümper.



Ils se rapprochent, nous poursuivent, ils nous veulent, toi et moi


Tout cela en si peu de temps. Mon coup de foudre, mon bel amour, mon bébé, mon ange... Te rappelles-tu de la dernière fois où je t'ai dit ces mots là ? Je me souviens de ton dernier "mon amour", c'était le dernier moment où j'ai senti que tu m'aimais. __ J'étais aveugle, terriblement aveugle. Aveuglée d'amour, de passion pour toi. Ma drogue était ta voix, mon bonheur avait pour nom tes regards, ton sourire ensoleillait mes nuits.


Ca me tue car notre rêve est en ruines


Tu ne m'as jamais dit "je t'aime". Moi si, une fois. Les miens me paraissent trop amères, pas assez grands pour l'amour que je ressens.


Nous sommes perdus, même si toutes les forces se réunissent, c'est fini



Je n'ai plus de coeur, tu me l'as volé. Je n'ai plus de bonheur, tu l'as brûlé. Je n'ai plus de vie puisque je me suis éloignée.



Les vautours effectuent leur danse macabre autour de notre secteur


Je m'en vais pour ne pas être plus bas que terre, je m'envole de mes ailes consumées d'un amour qu'on voulait "pour toujours". Je suis perdue depuis qu'on s'est vu.______ La fin de notre histoire, je la signe d'un "au revoir".


Tuent la dernière trace de toi, et la dernière de moi


Je t'aime à en mourir et c'est déjà fait....


Nous nous sommes aimés à mort


Au revoir et adieu...






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Chapitre deux parlant de la rupture, le titre était bien indiquateur.
Dans la lettre, les mots en gris moins foncés sont les paroles de Tom.
Je ne savais pas comment mettre les paroles de "Totgeliebt" dans le texte,
veuillez m'excuser de ce manque de clareté.
Conmmentaires constructifs !






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# Posté le dimanche 11 janvier 2009 14:11

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 12:43

C-H-A-P-I-T-R-E__T-R-O-I-S---- Mon coeur est en cendres, réduit à néant.- Le mien est partit en fumée tu sais...--

C-H-A-P-I-T-R-E__T-R-O-I-S---- Mon coeur est en cendres, réduit à néant.- Le mien est partit en fumée tu sais...--
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Point de vue normal






La pluie a cessé au contraire de mes larmes. Le véhicule roule de même pour le torrent débordant de mes yeux. J'en ai assez de pleurer à cause de toi. Le ciel noir a fait place aux nuages gris, voire blanc. Cette sensation d'être libre me fait mal. Ce sentiment de n'être plus moi-même me tue un peu plus. J'en ai marre de souffrir en pensant à ces souvenirs. Malgré le flou qui brouille ma vue, je vois le panneau indiquant "Berlin" à moins d'une trentaine de kilomètres. Cela suffit, reprends toi ! Arrête de pleurer par sa faute, arrête de culpabiliser de l'avoir quitter, arrête de l'aimer merde !
Facile à dire oui, moins facile à faire. Je suis épuisée. Pourtant, j'ai dormi pendant un long moment durant le trajet. Peut-être suis-je épuisée de me vider de mes larmes même pendant mon sommeil. C'est un comble. Le sommeil est une des choses qui soit la plus calme possible dans une vie généralement. Moi, je pleurs pendant que je dors.
__Le sommeil le plus fou de tous était couvert de tes mots doux.
L'harmonie du ciel me donne envie de vomir. Pourquoi n'est-il plus dans le même état d'esprit que moi ? Du gris, ils virevoltent au blanc, du ciel noir sinistre, il se transforme au noir tacheté d'étoiles. Chaque étoile est un point de bonheur dans la vie des personnes inconnues de mon monde. Chaque étoile représente la vie que j'aurai aimé avoir. Chaque astre visible à l'oeil nu dans cet océan noir est en réalité chacune des larmes que j'ai versé pour chacun de tes baisers.__Cesse d'être mon étoile, cesse d'illuminer mes rêves.
Je hais les astronomes, je hais les passionnés du ciel, j'ai en horreur ces gens là depuis que j'ai découvert la réalité, depuis que j'ai arrêté de me voiler la face, depuis que j'ai évité de regarder mon visage dans un miroir.__Je trouve ça idiot d'admirer les étoiles, d'essayer de trouver une nouvelle planète, de comprendre comment marche le système solaire. Personnellement, je m'en moque totalement. Je sais que je n'irai jamais mettre un pied sur Mars ou Vénus, je sais formellement que les étoiles se moquent de moi, de ma vie misérable depuis que j'ai essayé d'atteindre la Lune. J'ai essayé oui, c'était un coup fatal, mon coeur a brûlé tellement les étoiles de tes yeux ont filé droit vers lui. J'entendais le tien battre à tout rompre quand il était prêt du mien qui ne fonctionnait plus.__Au moins, j'avais l'impression de vivre.

La voiture dans laquelle ma carcasse repose passe prêt d'un champ bordé d'une forêt. J'imagine la vie merveilleuse qu'ont les animaux. Maman biche soigne Bambi pendant que le grand cerf garde son territoire. Un lièvre vagabonde entre milles et un chêne, profitant de sa liberté, ignorant que dans quelque temps, l'Homme le chassera de son terrier. __L'Homme est une machine a tuer. L'homme aime tuer le coeur des femmes.
Je me pose une question : Pourquoi je rapporte tout à toi ? Vraiment, dans le genre "arrête de l'aimer", je suis une moins que rien, comme dans tout. Bonne à rien. Je me qualifie ainsi. Je n'en vois pas d'autre. Quelle autre expression peut mieux me qualifier ?__Je sais : pleurnicheuse.

Le chauffeur a plusieurs fois essayé d'engager la conversation mais je crois que mes réponses courtes, trop courtes à son goût lui ont déplu à ce bonhomme. La mélodie échappée de la radio est douce. Une sorte de blues classique. Chaque son me rappelle que je t'ai aimé, chaque parole me dit que j'étais au pays des rêves en voyant tes lèvres.__ Tu sais, j'étais vivante avant de te connaître. Je ne suis qu'un fantôme depuis que tu as joué le trouble-fête. Maudit soit l'amour, il emporte tout sur son passage. Je vais devoir me refaire une identité, refaire une vie, qu'elle ressemble à celle que je menais avant que nos regards se soient croisés. J'avais la vie la plus facile à décrire pour celle d'une jeune femme. Tu sais ce que tu étais avant qu'on se soit rencontré ? Tu étais un jeune homme devenu mature, toujours aussi célèbre qu'à tes débuts dans ta vie d'artiste avec le groupe.__ Il a fallu que ça tombe sur moi, que tu sois différent à cause de moi. Qu'ais-je fais pour changer un homme comme toi ? Je ne suis que moi après tout, une fille de tout ce qu'il y a de plus banale Tom.__ Vraiment, ma vie d'avant était mieux que celle de maintenant.

Un sourire naît sur mon visage. Pourquoi ? A cause de la radio, annonçant l'heure. Cela fait plusieurs heures que tu dois être rentré dans la chambre, que tu as lu la lettre, que tu as su comment cela fait d'être largué. Je sais, ça fait mal, très mal, mais pas aussi fort que mon mal être. J'ai eu mal du début à la fin de notre relation signée de nos deux prénoms. Et j'ai encore mal, sale voleur de coeur. Je ne suis qu'une loque défrichée, qu'une fille incapable d'aller de l'avant.__ En somme, je ne suis plus rien à cause de toi.


J'en ai marre de penser à toi, arrête d'être maître de mon coeur, lentement je meurs...






______






Que vais-je devenir ? Vais-je continuer de souffrir ? Est-ce que sans toi je vais mourir ?__ Mon Dieu, si tu existes, fais que l'homme qui a brûlé mon coeur aille en enfer. Va en enfer Tom, va rejoindre les démons qui t'attendent, suis le chemin menant au monde des morts, au monde des bannis. Tu as réduit en cendres ce qui faisait fonctionner mon corps, tu as consumé notre amour, il n'est que poussières désormais.__ Je t'en prie, va vite rejoindre l'enfer, pas l'enfer dans lequel je vivais mais l'enfer qui se trouve plus bas que terre. J'en ai marre de toujours penser à toi. Chaque flamme dans mon âme te réclame, chaque souvenir de tes rires me fait mourir. Mon esprit déchu est perdu.__ Stop, ça suffit.


Encore un qui n'a pas fait attention à baisser ses phares. Je me prends la lumière en pleine figure. Dans ce monde si cruel, il faut en plus que des débiles oublient les règles. Je fais une grimace en enlevant ma tête collée à la vitre. Je baisse le regard vers mon bagage qui n'a pas bougé depuis que je l'ai déposé. Cette espèce de boîte noire est remplie de choses et d'autres. Elle même me rappelle que je ne suis plus dans tes bras.

- Mademoiselle, nous sommes arrivés à la capitale, prononce le chauffeur, son regard sur le rétroviseur.
- Pourriez-vous me déposer à l'hôtel M... s'il vous plait ?
- Certainement,
me répond-t-il.



Les grandes bâtisses confirment ses paroles. Berlin, je suis à Berlin mon ange. Cinq cent quatre-vingt-dix kilomètres me sépare de toi. Tu me manques affreusement. Six heures de route loin de toi. Tu m'énerve péniblement.__ Il est pratiquement six heures et demi du matin et les voitures commencent à affluer, à circuler dans la capitale. Les Berlinois sont très matinaux, j'en suis malade. Le cercle vicieux se répète intensément, je meurs timidement. L'homme assit devant commence à fatiguer, je le vois bailler. Il faut dire, je ne pensais qu'à mes souvenirs, il a dû vraiment sentir le sommeil l'emporter plus d'une fois.__ J'admire les personnes qui dorment très peu, ce sont eux qui savent profiter de la vie au lieu de plonger dans les bras de Morphée. Ce sont eux qui savent comment fonctionne la nuit, ils l'écoute. La nuit est mère de nos rêves mais les personnes ne dormant pas vivent leurs rêves éveillés.__ Je devrai peut-être les copier.__ Tu m'as souvent dit que j'étais une parfaite rêveuse. Tu avais raison, j'aime rêver, c'est beau je trouve. On se fixe un objectif à atteindre, on essaye de réaliser son voeu.__ Rêver est le plus beau verbe du monde, aimer est le plus laid.

J'entends le véhicule se stopper devant un grand immeuble qu'est l'hôtel. Mes yeux se décollent lentement de la vitre que je ne cesse de regarder, les gouttes de pluies restantes ont presque fini leur descente aux enfers.__ Rejoinds-les.__ Je vois par le rétroviseur le chauffeur fixant un point de son volant. Je tousse un peu fortement et il redresse la tête, me souriant.

- Nous sommes à destination mademoiselle.
- Je vous remercie, je vous dois combien ?
- Vu le nombre de larmes que vous avez versé tout le long du trajet, cent vingt euros suffiront,
dit-il pendant que je sors mon carnet de chèque.



Après une rapide signature, je lui tends le morceau de papier rectangulaire. Il prend et le regarde intensément. Les hommes aiment ce genre de chose, des comètes de feux brillent quand ils voient le fruit de l'économie entre leurs mains. Les hommes gagnent l'argent, les femmes le dépense. Telle est la politique du bas monde dans lequel plus de six milliards d'êtres humains vivent chaque jour. Telle est la thèse que l'espèce masculine a maladroitement démontrée, tel est le monde que je veux quitter.

- Mademoiselle, si je peux me permettre, ne pleurez pas à cause de l'être que vous aimez. Celui qui vous fait verser des larmes ne vous mérite pas.

Il a raison Tom. Tu ne me mérites pas, tu m'as fait involontairement souffrir, pleurer.__ Je lui fais un bref sourire avant d'empoigner ma valise et de sortir du taxi. Ce dernier redémarre et quitte mon champ de vision. Je ressers un peu plus mon caban, je vois entre deux immeubles que le soleil est en train de se lever. Le crépuscule est arrivé lentement, je t'ai quitté si soudainement. Je sors de ma rêverie quand j'entends qu'une voiture en engueule une autre qui ne passait pas le feu vert.

J'entre dans l'hôtel. Les murs sont tapissés de marron, le sol est recouvert d'un parquet, un hôtel bien entretenu est rare de nos jours. Je vais à l'accueil où l'on me donne une chambre au troisième étage, je prend la clé et me faufile dans l'ascenseur. Je passe la main dans mes cheveux, une sale manie que j'ai conservé. Tu disais que mes cheveux étaient une obsession pour moi. Tu te trompais, c'était toi mon obsession.__ Tu vois, tu ne me connaissais pas, non, on ne se connaissait pas Tom. Je ne connaissais que la surface de l'iceberg, la partie immergé a fait couler le Titanic qu'est mon coeur.__ Stop j'ai dit, ne pense plus à lui.

Les portes s'ouvrent, la liberté me tend les bras, je préfère ceux du pays des rêves. Je tourne deux fois ma clé dans la serrure de ma chambre, tenant ma valise de l'autre main. J'ouvre ce qui m'empêchais d'entrer pour découvrir une chambre de tout ce qu'il y a de plus banale. A peine ai-je fermé la porte que je m'effondre sur le lit aux draps d'un vert presque pomme. Je m'éffondre mais pas pour m'endormir, m'éffondrer en larmes est la seule chose à laquelle je suis douée. Avant, quand je pleurais, tu étais là pour me consoler. Avant, quand je riais, tu étais là pour m'amuser. Avant, quand je t'aimais, tu étais là, simplement là. Maintenant, tu n'es pas là, je suis seule, le monde extérieur continu d'avancer après tout.






T_o_m






Non, pincez moi, claquez moi, hurlez moi dans les oreilles. Je vous en supplie, réveillez moi merde !__ Je me sens quitter le sol pour que ma tête heurte la literie qui recouvre le lit, le regard fixant le plafond d'un blanc écoeurant, une main agrippant un drap, l'autre tenant la lettre, tremblante comme une feuille. Comment cela a pu se produire, pourquoi as-tu brisé mon coeur, pourquoi m'as-tu quitté ? Je me sens devenir invisible à la face du monde, comment vais-je avancer sans toi à mes côtés ? Comment vais-je survire sans voir tes yeux dont je suis ivre ?__Fais toi magicienne mon amour, j'ai le coeur en miettes pour toujours.
Tu dis que tu n'étais qu'une ombre mais c'est faux, tu étais mon soleil. Tu dis qu'il reste un vide de notre amour. C'est faux puisque mon amour pour toi n'est pas éteint.__ Je me souviens de notre premier regard, le plus beau de tous puisque c'était le tien, le plus intense de tous lorsque mes yeux chocolat rencontraient tes yeux d'un gris magnifique. Notre première danse est gravée dans ma mémoire comme sur une pierre tombale.__ Emmène mon coeur à la morgue, tu me laisses pourrir sans toi. Notre première danse mon ange, notre premier baiser, notre première fois ensemble mon amour, notre dernier regard resteront encrés dans mon cerveau.

Je ne t'ai jamais dis "je t'aime", ils ne valaient rien, ils n'étaient pas aussi fort que mon amour, pas assez qualicatifs, pas assez bien pour toi.__ Mes "je t'aime" n'étaient pas à la hauteur.
Mon paradis n'est plus rien sans toi. Qu'est-ce que le paradis d'Adam sans Eve ? Qu'est-ce que la communion de deux âmes si l'une est partie ? Comment t'aimer si tu n'es plus là ?__ Réveillez-moi, sortez-moi de ce cauchemar bordel !

Tu dis que tu vivais dans un enfer depuis notre histoire, depuis que je me suis éloigné. Je ne suis jamais parti, je suis toujours revenu, je suis toujours le même Tom qu'auparavant mon ange. Le même qui est devenu amoureux. Rien de plus, rien de moins.__ Tu étais devenue aveugle d'amour ? Moi je suis devenu sourd, aveugle et muet. C'est peut-être cela qui fait que tu n'es pas à mes côtés en ce moment.__ Ton premier "je t'aime" était ton dernier. La plus belle phrase du monde était sortie de la plus belle paire de lèvres de la planète. Je suis perdu depuis que je ne te vois plus.

Pourquoi je m'obstine à regarder le plafond sans bouger ? Il n'a rien d'exceptionnel ce plafond.__ J'ai le coeur brisé. Tom, t'es devenu fou depuis que tu as croisé ses yeux. Je ne suis plus rien, il me reste qu'à souffrir en espérant mourir tôt ou tard...

Tu as senti ma peine Bill, je le sais. C'est pourquoi tu es venu. Je suis toujours en train de fixer ce mur blanc, je ne peux pas dormir et tu le sais. Pourquoi ta foutue prédiction s'est réalisée ? Pourquoi elle m'a quitté ?__ Tu frappes à la porte et sans que je dise quoi que ce soit, tu l'ouvres toi même. Tu me vois dans cet état, tu t'accroupis à côtés de mes jambes pendues dans le vide. Je sens ton regard sur moi, il me fait mal. Arrête frangin, arrête de me regarder.


- Où est-elle ? Me demande Bill.


Question sans réponse. Je sais, tu as horreur de ça, qu'on ne te réponde pas, de parler aux murs. Je le sais Bill, pas besoin de t'acharner à me le faire sentir.__ D'un mouvement lent et las, je me relève pour regarder Bill qui me fixe droit dans les yeux. Non, je ne vais pas pleurer, je ne suis pas un homme fait pour ça. Je lui tend la lettre pour qu'il la lise, il ne bouge pas. Il sait ce qu'elle contient, il sait que tu es partie.


- Pourquoi Tom ? Pourquoi ? Répète-t-il.
- Notre paradis s'est fini sous la pluie...
- Elle t'aime, je le sais...
- L'enfer dans lequel je l'ai entraîné, dis-je en répétant tes phrases.
- Tu est amoureux d'elle, ça se voit, continu Bill.
- Un vide considérable, voilà ce qu'il nous reste...
- ça suffit Tom ! Hurle Bill en se levant.



Comme par magie, je le regarde, lui, mon jumeau, son air sévère sur sa figure, son regard sur la mienne, ses yeux plantés dans les miens, voulant être supérieur à moi.


- Ressaisi-toi ! Bouge-toi un peu. Merde !


Il n'est pas du genre à être vulgaire, juste quand il est énervé. Il n'est pas du genre à me donner des ordres, juste quand je divague. Il n'est pas du genre à m'engueuler, juste quand je fais des conneries, ce qui est fréquent ces temps-ci.


- À force de faire des conneries, elle a fini par se tirer Tom, tu t'en rends compte ou pas ?


Bien sûr que je m'en rends compte Bill, bien sûr que je sais que je fais connerie sur connerie depuis le début de qui était "notre histoire", bien sûr que tu t'es tirée par ma faute. Je le sais tout ça, il n'avait pas besoin de me le dire. Peut-être que si en faite, puisque je ne suis qu'un crétin.__ Tu mérites beaucoup mieux, je le sais.


- Répond-moi s'il te plait, tu t'en rend compte ou pas ? Me demande Bill en s'agenouillant devant moi.
- Oui Bill, je m'en rends compte.
- Il faut faire quelque chose, elle ne t'a rien dit, rien insinué aujourd'hui, rien deman...
- Bill, elle est partie point !



Il se tait et s'assoit à mes côtés. Aucun mot pendant de longues minutes, voire des heures. Juste la présence de mon jumeau, juste sa tête sur mon épaule, juste son soutien moral me suffisait.__ Il ne manque plus que ta silhouette près de ma tête...






Point de vue normal






Les rayons du soleil me chatouillent le bout du nez, pour courir sur mon visage. Je ne te vois pas à mes côtés, cela me fait bizarre, il faut que je m'y habitue c'est tout.__ Je n'ai même pas prit la peine de me changer avant de m'endormir. Il est plus de midi, le sommeil a finalement bien voulu de moi, il était temps. Je saisis mon portable dans le sac à main posé prêt de ma valise et compose son numéro. Lui, le seul avec qui je m'évade en discutant, le seul qui m'écoute attentivement et cherche à m'aider.

- Allo ? Répond-t-il.
- C'est moi Kyle, dis-je en murmurant.
- Oh, Keira ! Tu vas bien ? Tu as un problème ?


Oui, j'en ai un Kyle, et il s'appelle Tom Kaulitz, celui que je n'arrive pas à oublier, celui qui m'as fait vivre un enfer au milieu d'un bout de paradis durant des mois, celui qui me manque chaque seconde.

Je me souviens de ton premier regard, je me souviens de l'endroit de notre rencontre, je me souviens de notre premier baiser, je me souviens de toute notre histoire...






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Il n'est pas bien clair ce chapitre.
Il ne me plait pas trop...
Je ne vais pas m'étaler sur le sujet.
On a enfin son prénom : Keira, joli ou pas ?
Merci de tout coeur de vos avis <3
Commentaires constructifs !






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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 10:28

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 14:31

C-H-A-P-I-T-R-E__Q-U-A-T-R-E---Je te laisse trop voir mes honteuses douleursEt mes yeux, malgré moi, se remplissent de pleurs.-Acte I - Scène 3Phèdre__Jean Racine--

C-H-A-P-I-T-R-E__Q-U-A-T-R-E---Je te laisse trop voir mes honteuses douleursEt mes yeux, malgré moi, se remplissent de pleurs.-Acte I - Scène 3Phèdre__Jean Racine--
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Flash-back






Samedi 20 Octobre 2012






Seule devant son miroir. Seule avec ses pensées. Seule dans sa triste salle de bain, à se mettre du mascara pour la soirée qui allait venir. Seule dans son triste appartement. La solitude ne la dérangeait pas, au contraire, Keira l'approuvait bien quelques fois. Elle appréciait le bruit du silence dans son modeste appartement, quand elle dévorait un roman, quand elle plongeait dans le pays imaginaire de Peter Pan, quand elle voulait simplement fermer ses yeux pour réfléchir, mettre ses idées en place.__ Ce soir là, elle sortait avec un de ses amis, qui étaient tous du sexe masculin. Les filles ne l'appréciaient pas trop quand elle faisait des études, elles la trouvaient étrange, trop souvent avec les garçons. Keira s'en fichait, elle se fichait de se que pouvait dire les gens à son sujet, si elle écoutait tout ce que les gens pouvait dire derrière son dos, elle serait morte depuis quelques temps déjà.__ Ce soir là, un garçon de tout ce qu'il y a de plus normal passait la chercher dans quelques minutes. Elle était toujours en retard, un de ses défauts : se préparer à la dernière minute. Elle le savait, c'était plus fort qu'elle, il fallait toujours qu'elle soit en retard quand on parlait de "soirée en boîte de nuit". Elle finissait de se faire la plus belle possible même si elle n'en avait pas besoin, faisait attention à ne pas salir sa tenue simple de soirée : jean clair un peu déchiré de partout, un haut de tout ce qu'il y a de plus normal. Elle avait bien tenté de mettre une de ses nombreuses robes cachées dans son armoire mais impossible pour elle de la mettre, elle s'imaginait dedans, se trouvait bizarre habillée avec ce genre de vêtement. Oui, elle avait des robes mais ne les portait jamais. Même les tentatives de son meilleur ami étaient médiocres face à la tête de mule de Keira. Elle s'était mise à rire en entendant la demande du jeune homme, vraiment, les robes et elle, il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures, c'était dur pour elle, très dur d'enfiler ce type de tenue.__ Ce soir là, elle était une nouvelle fois en retard lorsque son ami venait sonner chez elle. Elle se dépêcha de finir avec ses yeux et courut dans l'appartement, manquant de glisser sur le parquet pour atteindre la porte d'entrée un peu essoufflée. Elle tourna la clé et vit son ami adossé prêt de l'entrée. Encore une fois, il l'avait prévu, encore une fois, il l'avait su.


- Tu n'es pas prête je suppose, une nouvelle fois.
- Bonne déduction très cher, suis-je si prévisible ?
- Je te connais par coeur Keira, va vite finir de te préparer.



C'est dans un sourire qu'elle retourna dans la salle de bain, c'est dans un sourire qu'elle fini de se préparer. Le jeune homme entra, ferma la porte derrière lui et pénétra dans le salon. Il s'assit dans un fauteuil en attendant son amie si prévisible pour lui. Elle se coiffa très simplement, elle n'avait pas l'intention de faire grand chose ce soir là à part danser jusqu'à point d'heure, elle n'avait pas l'intention de faire des rencontres si extraordinaires ce soir là. Elle enfila une paire d'escarpin des plus simples, se regarda une dernière fois dans le miroir puis alla dans le salon où elle le vit lire un de ses romans. C'est pour ça qu'elle l'aimait tant, c'est pour ça que c'était son meilleur ami. Elle aimait son goût pour la lecture qui était le même que le sien, elle adorait ses blagues qui ne faisaient rires que lui, elle aimait sa simplicité qui était plus évidente que la sienne. Kyle était beau ce soir là trouvait-elle. Il n'était pas comme d'habitude, il était habillé d'un jean de soirée avec un t-shirt des plus à la mode. Elle le trouvait différent à ce moment là, il n'avait pas la même expression de visage que d'habitude, il était si beau ce soir-là. Non, ce n'est pas un amour naissant, ni une pulsion soudaine pour son meilleur ami, c'est juste un coup de folie, un instant où les sentiments se mélangent pour ensuite revenir à leurs places initiales, un sentiment de voir son ami le plus proche si beau. Elle aimait bien l'idée de sortir cette nuit avec son meilleur ami pour se détendre un peu en boîte de nuit.


- N'as-tu pas déjà lu ce roman Kyle ?
- Si, des centaines de fois, c'est moi qui te l'ai fait découvrir très chère.
- C'est vrai. Ne voudrais-tu pas détacher ton regard de ce livre pour me regarder moi ?



Elle exagérait mais cela fit plutôt rire Kyle qui fit mine de n'avoir pas entendu la pointe de supplication dans la voix de la jeune femme à quelques mètres de lui. Elle croisa les bras pour accentuer l'envie qu'il la regarde, il reposa le livre là où il l'avait trouvé et jeta son regard sur la jeune femme. Un mince sourire apparut sur ces minces lèvres. Un regard ténébreux parcourut le corps de la jeune femme, son visage, pour plonger dans ses yeux gris. Il se leva enfin, tel un robot mais souriant comme si des danseuses africaines s'étaient mises à exécuter la danse de la joie. Elle prit le sac à main perché sur la commode du salon et vit par le miroir son compagnon de soirée s'approcher d'elle.


- Je te trouve exquise tu sais.
- Ne dis pas ça, je n'aime pas les mensonges.



Il se mit à rire intérieurement. Il la trouvait bête de temps en temps, elle n'avait pas toujours confiance en elle, il la trouvait belle tout le temps, lui disait chaque instants mais elle prétendait le contraire, se trouvant hideuse à la face du monde, ressemblant à un monstre sortit des égouts quelques fois disait-elle. Il n'était pas le seul à la trouver belle, bien d'autres avait le même avis que Kyle, bien d'autres ont tenté en vain de la faire résonner sur ce sujet mais combien ils sont arrivés ? Comment faire changé d'avis une tête de mule du nom de Keira ?__ Il mit ses bras autour des épaules de la jeune femme qui lui faisait dos et lui souffla à l'oreille.


- Tu sais très bien que je ne dis jamais de mensonges.
- Tu sais très bien que je suis obstinée non ?



Il le savait oui, mais c'était ça qui faisait que c'était sa meilleure amie : son fort tempérament, sa détermination, son fichu caractère. C'était une fille obstinée, quand elle avait une idée en tête, rien à faire pour la faire changer d'avis. Restant ainsi durant quelques instants qui parurent trop courts à l'esprit du jeune homme, elle se dégagea de ses bras pour enfiler une petite veste de cuir puis dans un regard, demanda à son aîné de quelques semaines de la suivre dehors. Elle referma la porte d'entrée derrière Kyle qui prit ses clés de voiture dans sa poche. La nuit était calme dans ce petit quartier, un quartier que la jeune femme aimait par la tranquillité, par les quelques visiteurs nocturnes à quatre pattes qui rôdaient dans son jardin. Elle ferma ses yeux, respirant cette odeur fraîche de la nuit. Kyle la fit revenir à la réalité en lui prenant la main, elle ouvrit ses paupières et lui adressa un petit sourire avant de se poster devant la portière côté passager. Le jeune homme ouvrit la Chevrolet Volt grise, offerte par son père, propriétaire d'une grande entreprise de textile du pays. Elle s'installa aux côtés de son meilleur ami, le sourire aux lèvres. Ce dernier démarra l'engin et recula doucement dans l'allée. Elle regarda dans le rétroviseur puis vit que la voiture roulait en direction de la capitale, à quelques kilomètres de ce petit village. Kyle alluma le lecteur CD puis baissa le volume pour pouvoir discuter sans crier avec Keira.
La route défilait rapidement, s'adaptant à la vitesse de la Chevrolet qui filait parmi les arbres et arbustes dont étaient habillé les bas côtés. La jeune femme ne détachait son regard de la nuit l'encerclant, elle trouvait fascinante la Lune qui brillait à des lieux de là. Elle trouvait tentante l'envie de sauter de la voiture et courir dans le noir jusqu'à la capitale allemande, elle trouvait révélatrice son désir de s'évader dans un monde, un rythme entraînant sur les pistes de danses. Kyle entreprit un petit freinage forcé au détour d'un croisement en voyant un renard passé juste devant la voiture. Un petit "ouf !" sortit des lèvres de la jeune femme qui remercia Dieu d'avoir créer les phares pour les automobiles.
Il était un peu moins de vingt-trois heures quand les deux jeunes adultes arrivèrent dans la capitale. La ville était bondée de monde, que ce soit voitures, camions ou piétons, Berlin était vivante ce soir-là. Keira montra du doigt le panneau à suivre et Kyle tourna le volant sur la gauche, en ralentissant de plus en plus pour cause de passagers à pied traversant un passage piéton.
Enfin arrivés à la boîte de nuit, un tour de clé pour éteindre le moteur et Keira enleva sa ceinture. Kyle sortit, fit le tour de la Chevrolet et ouvrit la portière de sa meilleure amie. Elle descendit, remercia le brun d'un sourire et remit sa veste comme il le fallait. Le jeune homme prit la main de Keira, elle sentit le rouge lui venir aux joues mais s'en fichait pour le moment. Tout deux marchèrent en direction de l'entrée de la boîte de nuit, qui était pleine à craquer mais qu'importe, elle voulait se détendre ce soir là, quitte à ne pas beaucoup danser.

Il était un peu plus de vingt-trois heures cette fois lorsque Keira et Kyle entrèrent dans la salle "musiques d'aujourd'hui' comme c'était marqué à l'entrée de la grande pièce. Contre toute attente de la part de Keira, la salle était moins bondée qu'elle ne l'imaginait, une chance pensa-t-elle.



- J'ai un ami avec deux de ses copines avec lui à une table, on va vers eux ?
- Deux de ses copines ?
- Des copines simplement Keira, ne pense pas autre chose,
ajouta-t-il avec un sourire.
- Mais je n'ai rien dit, affirmait-elle.
- Tu le pensais si fort que j'ai entendu.
- Comment tu peux entendre mes pensées avec cette musique ?
Demanda la jeune femme.



Il ne répondit pas et se contenta de rire. C'était vrai, ils étaient presque obligés de hurler pour pouvoir s'entendre. Il prit sa main et avec elle, longèrent les tables pour enfin voir l'ami en question. Après plusieurs "salut !" et de poignets de mains pour ces messieurs, Kyle fit les présentations.


- Alors Chris, je te présente Keira, Keira, voici Chris, un de mes meilleurs potes.
- Oh, c'est trop Kyle, tu va me faire pleurer,
dit Chris en cachant un rire.
- Tu ne pleures jamais, terreur !



Les deux hommes se frappèrent gentiment du poing l'un contre l'autre en riant. Une fois leur petite "partie" de rire terminée, Chris leur présenta ses copines.


- Avec tout ça, je n'ai pas présenté les deux plus belles femmes du monde : Elena et Pénélope.
- Enchanté mesdemoiselles,
commença Kyle, le regard rêveur.
- De même, mentit Keira.



Elle n'était pas réjouit de passer la soirée avec un homme aux airs "mains baladeuses" et deux filles qui ressemblaient à des stripteaseuses, Barbie avait du soucis à se faire.
Keira s'assit au bout du canapé formé autour de la table et enleva sa veste, les copies conformes de la plus célèbre poupée destinée aux petites filles rigolèrent à toutes les paroles que pouvait sortir Chris ou Kyle. Keira ne suivait pas la conversation, où d'une oreille qui ne se voulait pas obéissante. Elle suivait du regard les danseurs sur la piste de danse qui se trouvait à quelques mètres de ses pieds. Les chansons qui passèrent étaient entraînantes, même si ce n'était pas spécialement ce que la brune aimait, elle trouvait ces chansons envoûtantes et parfaites pour les boîtes de nuit.
Kyle la sortit de sa rêverie bruyante en passant sa main devant ses yeux gris.



- Allo la Terre ?
- Ici la Lune, j'écoute.
- Je te demandais si tu voulais boire quelque chose.
- Oui, je veux bien.
- Tu peux prendre aussi une bière pour moi ?
Demanda Chris, les yeux rivés sur le profond décollté d'Elena.
- Deux mon mignon, intervient Pénélope.
- Ok, je reviens.
- Je viens avec toi,
dit précipitamment Keira, me laisse pas avec ces trois là, ajouta-t-elle au creux de l'oreille du brun.



Il lui fit un signe de tête, signifiant qu'elle pouvait l'accompagner en pouffant de rire. Elle lui mit un coup sur la tête mais il en sentit presque rien. Il lui prit la main pour l'empêcher de la perdre au milieu de la foule. Elle l'entraîna sur la piste de danse et commença à danser avec lui, se disant que Ken et les Barbies pouvaient attendre, le temps d'une danse.
Enfin, elle prit plaisir à être sur la piste de danse, depuis le début de la soirée, elle n'attendait que ça, juste elle et lui en train de s'éclater sur des chansons des années deux milles cinq à aujourd'hui, autant dire pas mal.
Au bout d'un moment, Kyle la lâcha qu'une seconde, mais cette petite seconde fut trop courte pour lui mais trop longue pour elle; elle le perdit de vue, il ne la vit plus dans son champ de vision. Elle tenta tant bien que mal de le voir entre les personnes pivotantes autour d'elle mais rien. Elle continua de danser, seule mais profitant au maximum de cette soirée.







Je ressens ton désir
Je garde ton odeur
[aussi fort que possible ;)]






Elle se laissa entraîner par la musique, elle bougeait, elle plaisait, elle aimait ça. Elle revoyait le clip de cette chanson dans sa tête, elle datait un peu mais elle se souvenait de la période où cette chanson était connue, une période folle en boîte de nuit mais aussi dans son université puisque pratiquement un tiers des étudiants chantait le refrain devenu célèbre dans le monde de l'éléctro. Keira était à peine âgée d'une vingtaine d'année, elle se revoyait encore chez elle devant sa télévision à chanter à tue-tête en prenant une brosse à cheveux pour un pseudo micro, en courant un peu partout dans son salon, sur son canapé, en chaussettes. Elle se revoyait mimer la fille dans le clip, en train de mixer le tube sur les platines, soufflant dans des plumes qu'elle tenait entre ses mains de disque-jockey, se souvenant de la voiture d'un violet écoeurant avec le chien qu'elle trouvait laid à mourir. Elle se souvenait aussi du moment où Kyle était entré, voyant la porte d'entrée légèrement ouverte, croyant que sa meilleure amie avait un problème. Elle se souvenait du moment où elle avait croisé ses yeux surpris, son regard bleu océan fixait sur un visage qu'elle connaissait depuis le berceau, en ayant l'impression que ses yeux allaient sortir de leurs orbites. Elle se mit à rire, en repensant à cet instant comique, la tête que faisait le brun mais aussi en repensant à son éclat de rire, au moment où elle le pourchassait dans tout le rez-de-chaussée, le menaçant de sa brosse à cheveux, elle riait en lui courant après mais elle ne lui aurait fait du mal pour rien au monde, c'était trop dur pour elle de faire du mal à ceux qui étaient proches d'elle, elle n'était pas de ce genre là. Et pourtant.__ Un souvenir qui était gravé dans sa mémoire, un souvenir du temps où elle était quelque chose aux yeux du monde, où elle se sentait encore vivante.__ Ses bras au dessus de sa tête, son haut un peu relevé au rythme de la musique, ses lèvres légèrement pincées en sentant cette sensation nouvelle de liberté, une sensation si divine. Ses yeux étaient clos, elle tournait sur elle-même, ne faisant attention au monde autour d'elle, la musique était ce qu'elle entendait, seulement ses cheveux virevoltants au rythme de son corps, de ses mains passants dans son cuir chevelu, de la façon dont elle devinait certains hommes la regardait qui la faisait rien intérieurement, sa tête bougeant dans tout les sens étaient ce qu'elle sentait, ce qu'elle aimait, ce qu'elle voulait pour cette chanson, un peu d'amusement, un sourire d'une jeune femme dans un moment de plaisir, jusqu'au moment fatal, moment où son destin bascula, celui qui allait changer sa vie...






Frappée par la foudre. Collision fatale. Bousculade impardonnable. Coïncidence la menant vers la mort.






Elle heurta quelqu'un pendant son moment de liberté, elle n'aimait pas ça sur le coup. Son épaule a était violemment frappée, elle se retourna pour voir la personne et celle-ci avait fait de même. Leurs regards se rencontrèrent pour la toute première fois, leurs yeux se trouvèrent pour ne plus se lâcher, son regard d'un gris intense plongeait dans le regard chocolat de cet inconnu, de cet homme au visage nuancé par les couleurs des spots de la salle. Ni lui, ni elle ne voulaient briser cet instant, cette sensation bizarre qui leur prenait le ventre, qui leur nouait une boule affreuse dans les tripes. Ils avaient la sensation, tout les deux, de passer du froid au chaud, jusqu'à l'impression de suer, cette sensation tellement horrible mais inconnue et belle à la fois. C'était la première fois pour le jeune homme qu'un sentiment de ce genre se déclara, c'était la première fois chez la jeune fille qu'elle ressentait ce genre de chose.
Il se mit à sourire et elle s'empressa de l'imiter, elle trouvait son sourire tellement captivant avec son piercing au labret qu'elle se demandait comment un homme peut avoir un sourire si spécial. Il lui tendit sa main qu'elle regarda, hésitant entre ce qui lui était proposé ou s'enfuir. Elle intensifia son sourire et prit la main de l'inconnu. Il l'entraîna au milieu de la piste de danse puis la fit retournait pour être dos à elle. Elle ferma les yeux et commença à danser en levant ses bras. Le jeune homme les plaça derrière son cou, Keira fut surprise de sentir sous ses doigts une forêt de dreadlocks, ce qui déclancha un petit rire.
Moment fatal de la chanson, moment que Keira sentit de prêt, tout proche, trop proche. L'inconnu mit ses mains sur le ventre de la brune qui ouvrit ses yeux. Comme s'il l'avait sentit, il souffla doucement à son oreille comme pour lui dire de ne pas s'en faire. Elle hocha timidement la tête puis d'un coup, il colla son bassin au sien pour pouvoir faire des petits cercles jusqu'au moment où elle lâcha son cou pour mettre ses mains sur celles du dreadeux. Ce contact provoqua un frisson chaud chez le jeune homme qui se mit à sourire. Au bout de quelques secondes, Keira prit une des mains de l'inconnu pour l'entraîner au fond de la salle, elle se retourna pour une fois encore admirer ce regard qu'elle trouvait magnifique, trop à son goût. Plus elle reculait, plus il avançait, jusqu'à ce qu'elle heurte un mur. Il se trouvait à quelques centimètres de ses lèvres, il la porta, elle mit ses jambes autour de sa taille, ses mains au dessus de sa tête, tenues par celles du jeune homme. Il plongea son regard dans l'océan gris de ses yeux, ses lèvres frôlant les siennes. Elle se mit à sourire et en un éclair, atterrit sur Terre et courut pour se noyer dans le monde envahissant la piste de danse. C'est là que le jeune homme réalisa qu'il avait ressentit pour la toute première fois un sentiment nouveau : le coup de foudre.




Elle s'était enfuie. Elle se retrouva de nouveau à la table de Kyle, Chris et ses deux poupées vivantes qui lui servaient de jouet. Elle se sentait lâche. Elle reprit son souffle, sa respiration encore saccadée dû à la rencontre qu'elle venait de quitter. Elle s'assit aux côtés de Kyle et prit le verre de boisson qui était devant elle.


- Tu étais où ? Je t'ai cherché partout mais pas moyen de te retrouver.
- J'étais... Peu importe.



Elle bu -cul sec- le verre et reposa ce dernier sur la table puis posa son dos au siège. Kyle la regarda bizarrement et lui dit avec un petit sourire.


- C'était du whisky qui accompagnait ce coca.
- Pas mal du tout le mélange.
- T'es sûre que ça va ?
Demanda-t-il avec un soupçon d'inquiétude.
- Je vais bien, j'ai chaud, je vais encore danser, tu viens ?
- Ah non !
Protesta Pénélope, il avait promis une danse avec moi d'abord !



Elle fuyait son regard puis haussa les épaules avant de repartir sur la piste de danse, espérant retrouver ce mystérieux jeune homme. Elle recommença à danser puis un souffle chaud atterrit dans son cou, elle se retourna et le vit de nouveau, elle se mit à sourire en s'accrochant de nouveau à son regard. Il l'entraîna par la main dans un endroit plus calme. Elle se cogna au passage avec plusieurs personnes mais elle s'en fichait, elle bravait l'interdit, elle goûtait le danger, elle touchait, tenait la main, suivait un inconnu, suivait une paire de yeux plus que superbe.
Elle se retrouvait dehors, avec un froid lui dévorant la peau, sa main toujours captive dans celle du dreadeux. Il ne prononça rien et entraîna la brune vers un banc à quelques mètres du bâtiment. Le lien qui unissait les deux jeunes adultes se brisa lorsque le jeune homme s'assit, invitant la jeune femme à faire de même. Elle serra ses bras contre son ventre avant de s'asseoir à quelques centimètres de lui. Voyant qu'elle tremblait de froid, il lui passa sa veste qu'il mit sur ses épaules.



- Merci, dit enfin la jeune femme.
- Le premier mot que j'entends sortir de ta bouche ! S'exclama le jeune homme.



Elle se mit à sourire en entendant le son mélodieux de sa voix. Elle se serait doutée que cet être au si beau visage avait en plus une jolie voix. Le jeune homme leva la tête en direction du ciel et observa les étoiles. Keira fit de même et constata que la voûte céleste était plus belle ce soir-là. Le silence fit mal aux oreilles de la jeune femme jusqu'au moment où l'inconnu prit la parole.


- Je pense que tu as un prénom.
- En effet, j'en ai un.
- Tu ne veux pas me le dire ?
- Si, quand je saurai le tien.



Il se mit à sourire en se mordant timidement la lèvre inférieure, faisant ressortir son piercing. Elle ne savait pas pourquoi il avait eu ce genre de réaction.


- Tu ne vois pas qui je suis ?
- Je devrais ?
- Pas forcément,
avoua-t-il, je vois que je suis inconnu pour certaines encore.
- Je me sens visée, est-ce normal ? Demanda-t-elle en dissimulant un sourire.
- A ton avis ?



Il la regarda en souriant de plus belle. Elle lui rendit son sourire puis regarda vers l'entrée de la boîte de nuit.


- Il y a beaucoup de monde ce soir je trouve.
- Parce qu'on est là,
dit l'inconnu avant de pousser un soupir.
- "On" ? Qui ça "on" ?
- Moi. Moi et les trois autres.
- Vous êtes quatre personnes connues alors.
- Je suis content que tu saches compter tu sais,
se moqua-t-il.
- Tu oses te moquer de moi ? Rigola la brune.



Elle se mit à lui mettre un coup de poing sur l'épaule du jeune homme qui commença à rire. Elle s'arrêta au bout de quelques instants et s'adossa au banc, ne disant rien. Le jeune homme tourna la tête en direction de la jeune femme et lui demanda.


- Tu ne veux toujours pas me dire ton prénom ?
- Quand je le voudrais, je te le dirais, ne t'en fais pas.
- Très bien,
dit-il en rigolant légèrement.
- Et toi ? Si je ne te vexe pas de ne pas savoir ton prénom...
- Non, ne t'inquiètes pas, ça m'arrange presque en faite.
- Pourquoi ça ?
- Ca fait du bien de rencontrer quelqu'un qui ne crie pas ton prénom ou qui ne tombe pas dans les pommes dés qu'on lui adresse le moindre mot.
- Tu as l'air bien connu, j'ai de la chance ou pas ?
- A toi de voir,
répondit-il le regard plongé dans celui de la jeune femme.



Elle ne décrocha pas son regard du sien jusqu'à ce qu'elle reçoive un message de Kyle disant qu'il sortait pour rentrer et qu'il l'attendait vers la Chevrolet. Elle se leva en rangeant son portable.


- Je dois partir.
- Ton petit ami t'attends je pense,
murmura le dreadeux.
- De qui tu parles ?
- Du mec qui était avec toi tout à l'heure.
- Kyle ? C'est un ami, c'est tout.
- Vraiment ?
Commença à se réjouir le jeune homme.
- Puisque je te le dis... On se reverra peut-être...



Elle commença à partir mais le jeune homme la retint par le bras et lui demanda.


- Pourrais-je récupérer ma veste s'il te plait ?
- Oh ! Pardon !



Elle l'enleva et lui tendit. Il la prit et elle dit.


- Je m'appelle Keira.
- Enchanté,
dit l'inconnu en souriant, j'aime beaucoup ce prénom.
- Et toi super star, c'est comment ?
- Tom...
- Keira !!!
Hurla Kyle au loin, tu viens ? On y va !
- Je dois y aller...
- Attends ! Aurai-je l'occasion de te revoir ou pas ?
- Peut-être, je ne sais pas. Au revoir... Tom.



Elle se mit à courir vers Kyle. Tom la regarda jusqu'à ce qu'elle quitte son champ de vision. Il mit sa veste, les mains dans ses poches quand il sentit un papier qu'il ne pensait pas avoir eu. Il le prit, l'ouvrit et découvrit le numéro dé téléphone de Keira. Il fit un petit sourire et murmura.


- Au revoir... Keira.






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Après ces longues semaines sans nouvelles, ce chapitre est enfin posté.
Comment avez-vous trouvé ce flash-back racontant la rencontre de Tom et Keira ?
Phèdre, pièce de théâtre que j'ai étudié, ces deux vers sont prononcés par l'héroïne tragique.
La photo est un gros coup de coeur, ne demandez pas pourquoi, j'en ai aucune idée.
Prochain chapitre très rapidement je pense.
Bien à vous <3
Commentaires constructifs !






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# Posté le vendredi 30 janvier 2009 16:58

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 14:32